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11/02/2019 Christophe Vigny (ENS Paris)

La subduction Chilienne : couplée / pas couplée ? où, quand, comment, pourquoi, et qu’est-ce que ça change. (à la Doua, salle Fontannes)
When Feb 11, 2019
from 02:00 PM to 03:00 PM
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La subduction Chilienne : couplée / pas couplée ? où, quand, comment, pourquoi, et qu’est-ce que ça change.

 

Après 15 ans de mesures GPS intensives au Chili, nous disposons de cartes de couplage qui mettent en évidence des successions de longs segments sismiques, bordés de zones étroites où la déformation ne s'accumule pas (LCZ). La corrélation entre les segments couplés et les grands séisme historiques d’une part et les séismes plus récents d’autre part est assez bonne : En particulier, nous avions préalablement identifiés les segments couplés qui ont rompu en 2010 (séisme de Maule, Mw 8.8), en 2014 (séisme d’Iquique, Mw 8.1) et 2015 (séisme d’Illapel, Mw 8.3). Au niveau de la région Atacama du chili (entre 27°S et 25°S) nous avons récemment identifié un segment couplé qui correspondrait aux ruptures de 1819 (- 200 ans) et 1922 (- 100 ans). La récurrence possible de l’ordre de 100 ans indiquerait que le prochain grand séisme dans la région serait imminent. De plus, à l’extrémité Sud de ce segment, la LCZ de Copiapo a fait l'objet d'un glissement lent (SSE) en 2014, détecté par nos campagnes annuelles. L’unique station GPS continue de la région confirme cet évènement et révèle des événements similaires en 2005 et 2009, suggérant une récurrence possible de l'ordre de 4 à 5 ans. La cause de cette possible récurrence n’est pas très claire, mais sa durée de l’ordre de 5 ans suggère un lien possible avec le phénomène climatique El Niño. Un futur épisode de glissement lent va-t-il se reproduire aux alentours de 2020 ? Se pourrait-il qu’il déclenche le grand séisme de subduction redouté ? Le scenario du déclenchement d’un grand séisme de subduction par un épisode de glissement lent dans une zone de faible couplage en bordure du segment bloqué pourrait être celui du séisme d’Iquique, un peu plus au nord, en 2014. Cette hypothèse, controversée tant qu’étayée seulement par les mesures GPS (qui manquent de résolution), est plutôt confirmée par les enregistrement d’un appareil nouveau : l’inclinomètre longue base, beaucoup plus sensible que le GPS, qui a fonctionné pendant la crise d’Iquique. Ses enregistrements, combinés avec ceux des GPS les plus proches, permettent d’identifier et localiser plusieurs petits épisodes de glissement lent, dans une zone de couplage modéré, située entre le séisme d’Iquique et sa plus forte « réplique » deux jours plus tard.


Au cours de ce séminaire, je montrerai et discuterai les données GPS qui permettent d’établir les cartes de couplage. Je détaillerai la sismicité passé et récente du Chili. J’expliquerai le fonctionnement de l’inclinomètre longue-base et discuterai des épisodes de glissement observés à Iquique et Copiapo.

 

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